Historique

Aussi loin qu'on remonte dans la nuit des temps, les hommes ont extériorisé leurs sentiments par des chants ou de la musique, et par des danses. A l'origine, chez presque tous les peuples, les danses furent religieuses, mystiques ou magiques et, si beaucoup de danses se référèrent à des éléments naturels (les astres et les saisons, et tous les phénomènes qui les accompagnent, tonnerre, foudre, éclair...) c'est que ceux-ci étaient des objets de culte et d'adoration qui s'assimilaient plus ou moins à l'idée de Dieu.

 

Savoir danser, c'est d'abord et surtout prendre conscience de son corps et être capable de lui  imposer certains mouvements, certains gestes, certaines attitudes en harmonie avec un rythme  musical donné. C'est difficile mais fascinant !


Savoir marcher en avant et en arrière en couple est la partie la plus ingrate et la plus difficile de la danse de salon. Mais quand vous aurez acquis la technique de la marche en couple et le maintien (position des deux partenaires et leurs contacts), vous aurez la possibilité de progresser rapidement. Dites-vous que sans une marche et un maintien corrects, il n'est pas de couple harmonieux.

 

 En conclusion, si d'aventure un jour vous prenez le chemin d'un studio de danse, sachez que les efforts que vous aurez à faire seront beaucoup plus importants que vous ne l'imaginez. Mais ils vous seront bénéfiques. La pratique de la danse vous donnera confiance et assurance dans vos possibilités par le contrôle musculaire et nerveux qu'elle vous imposera.

 

 

 

C'est seulement au milieu du XVe siècle que la danse commença à devenir un art d'agrément, en d'autres termes, à devenir une danse profane.  C'est le début du règne de Louis XIV qui vit  la danse profane prendre le pas sur la danse religieuse. Les danses religieuses étaient en principe interdites dans les églises depuis le XIIe siècle, en raison de la promiscuité qu`elles entraînaient qui concordait de moins en moins à l`élévation de l`âme et de plus en plus à la participation du corps, et Dieu sait ce qu'un corps harmonieux de femme peut suggérer d'érotisme et de damnation. Les danses émigrèrent donc dans les Cours royales, les châteaux, les fêtes païennes.
En Asie, on dansait (et on danse encore) dans les pagodes; chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains, on dansait dans les temples élevés en l'honneur des divinités. L'ère de la chrétienté n'échappa pas à la règle et les danses chrétiennes furent inspirées par les danses antiques et païennes. Jusqu'au moyen-âge, on dansa dans les églises.

 

Ainsi, quand commença le règne de Louis XIV, on dansait peu dans les églises et beaucoup en dehors de celles-ci. Ce roi joua un rôle primordial dans l'avenir de la danse profane en général. Conseillé par Mazarin, il créa en 1661 l'Académie Royale de danse.
Les danses passèrent de la Cour dans les salons et des salons dans les bals populaires, au cours du XVIIIe siècle.



 A la fin du XVIIIe siècle, on comptait plus de 400 bals publics à Paris. Le début du XXe siècle vit apparaître les dancings. Bals publics, dancings ... bien malin celui qui aurait pu faire la différence.

 

Après la guerre 14/18, une frénésie de s'amuser s'empara des gens qui avaient traversé de dures épreuves et des périodes de grande austérité. Les " Thé Tango " du quartier de l'Opéra et des Champs Élysées sont restés célèbres avec leur " 5 à 7 " , où se retrouvait une certaine classe de la société désoeuvrée. Puis vint la deuxième Guerre Mondiale, et celle-ci terminée, on assista à une recrudescence de l'envie de jouir de l'existence.



Au début du XXe siècle, nous arriva d'Amérique du Sud le Tango, avec une nouvelle attitude qui nous paraîtrait caricaturale aujourd'hui : le couple enlacé, le danseur étreignant sa danseuse, penché sur elle.



    La première partie de notre siècle nous fournit aussi un nouveau contingent de danses. D'une part, celles que nous nommons les latino- américaines : la Rumba, la Samba, le Cha cha cha, la Paso, chacune d'elles correspondant à une musique originale. D'autre part, avec l'arrivée d'un rythme révolutionnaire qui allait prendre des proportions gigantesques : le Jazz. Ainsi naquit le Rock'N'Roll.


Les danses latino-américaines obligèrent à une attitude plus relâchée pour donner plus de liberté aux mouvements, en particulier afin de permettre le jeu des hanches.

Comme la nouveauté nous vient toujours des U.S.A., c'est en passant par Harlem qu'une nouvelle forme de danse fit des ravages : le Jerk, véritable négation du couple. Jusqu'ici le travail des pieds était considérable, mais dans le Jerk, les pieds laissent la vedette au corps, principalement aux hanches, aux bras et à la tête. Au milieu d'une foule de danseurs, chacun fait son petit numéro personnel, soit en vis-à-vis avec un ou plusieurs partenaires, soit en suivant plus ou moins un meneur de jeu, mais en toute autonomie. Voici née la danse en solo, la danse disco.

Le Disco est le prolongement du Jerk, mais le phénomène disco est plus qu'une évolution de la danse collective : il est un fait social et plus encore un fait économique, compte tenu des sommes fabuleuses investies dans les créations des discothèques et des industries satellites : disques, sonorisations, vêtements, gadgets, aux U.S.A. et dans l'Europe de l'Ouest. Les orchestres de danses, tels qu'ils existaient il y a 40 ans, ont disparu au bénéfice des disques qui prolifèrent et  dont la rotation est de plus en plus rapide.

 

            
Pour être complet, il nous faut citer les danses de groupe, que nous appellerons les danses de cow-boys. Tous les danseurs partent du même pied pour effectuer la même figure. L'intérêt de ces jeux dansants est de réchauffer l'ambiance d'une soirée quand se produit une baisse de tonus dans l'assistance.


 

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